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AU FIL DES JOURS

  Février 2014

Le temps d’un Salon et son cortège politique obligé, le temps du show agricole à Paris, - compétitivité, baisse des charges, reconquête des marchés perdus -, et voici un Président de la République qui ignore superbement la condition animale.

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Confiant aux agriculteurs et éleveurs le soin d’assurer le « bien être » animal, le Chef de l’Etat balaye d’un revers de main la demande pressante de revoir de fond en comble le statut et conditions dans lesquelles l’homme exploite l’animal. 

 

 

S’est-il seulement penché sur l’abandon, les négligences, l’indifférence dont certains agriculteurs font preuve face aux besoins les plus élémentaires du monde animal ?

S’est il jamais interrogé sur les conditions de vie et la souffrance, aussi aberrante qu’inutile, infligées aux animaux de fermes productivistes ?

A quoi servent les administrations publiques lorsque les décisions de fermeture ne sont jamais appliquées, pire tout simplement ignorées grâce au favoritisme et clientélisme des hommes politiques locaux ?

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Chercher des alliés à l’écologie comme le prétend le Ministre Philippe MARTIN c’est d’abord mettre au même plan les besoins, les exigences, de tout le vivant sans exception. 

 

C’est remettre en cause la conception traditionnelle de l’animal, « chose » remise à la discrétion de l’homme pour son profit et ses caprices, utilisée au gré de ses intérêts quel que soit le tribut payé par ces esclaves du XXIème siècle. 

C’est revoir fondamentalement le rapport de l’homme à la nature, simple décor que l’on peut exploiter, modeler, ignorer, anéantir, au nom du sacrosaint intérêt économique.

Si l’animal n’est plus une chose, mais bien un être sensible, comment maintenir la pratique de l’élevage concentrationnaire, comment tolérer la corrida et la chasse loisir, comment accepter le confinement, l’enfermement, l’oubli de leurs besoins ?

 

 

 
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